Dualité équilibrée et changement de fréquences
par Anne Dorcas
Quelques années passées, il y a eu un temps où je trouvais difficile de m’équilibrer dans ce qu’on appelle la « dualité ». La dualité c’est cette façon dont nous avons de nous croire séparés de notre âme, et en conséquence de l’âme des autres. Nous vivons indépendamment de ceux qui nous entourent, à l’exception de nos proches bien sûr, dans un petit monde qui n’appartient qu’à nous. À quelque part, notre esprit souffre de cette illusion de séparation.
Combien d’entre nous prennent le temps de saluer ou même de regarder dans les yeux ceux et celles que nous percevons comme étrangers? Et combien de fois avons-nous baissé les yeux dans un ascenseur rempli de gens plus ou moins comme nous?
Vers la fin de l’an 2000, j’ai commencé à vivre une période d’éveil de conscience. Au début, une sensibilité extrême me faisait percevoir la réalité de façon plus vaste. C’était comme si tout autour de moi s’était amplifié. La nature chantait. Les arbres, les fleurs, les animaux – tous étaient doués d’une conscience intelligente. En conséquence, en devenant plus consciente, je m’apercevais aussi que la plupart des gens vivaient de façon inconsciente. Les expressions, les choix de paroles et les conversations me semblaient superficielles et sans raison. En étant plongée dans cette réalité plus profonde de l’existence, il m’était impossible de me joindre aux échanges inutiles tels - comment avait coûté la nouvelle jupe de Sophie, ou comment le souper avait bien satisfait la belle-mère d’Anne-Marie. Je n’étais pas intéressée, non plus, à savoir quel nouvelle « star » à la télé attendait un bébé. Je supportais mal le babillage de la salle de « lunch », surtout lorsqu’on discutait des actualités avec tout leur état de drame. Je me demandais pourquoi les médias mettaient autant d’importance aux éléments négatifs. Pourquoi n’y avait-il jamais de reportages positifs et inspirants?
Ensuite, je me demandais pourquoi les gens qui travaillaient ensemble n’étaient pas capables de communiquer de façon plus réelle et consciente. Pourquoi choisissions-nous de ne pas nous exprimer avec intégrité? Pourquoi ressentions-nous le besoin de nous protéger? Et comment se faisait-il que nous voulions tous êtres pareils plutôt de nous ouvrir et d’exprimer notre nature unique? Je ne voulais plus faire partie du troupeau de moutons, et, en conséquence, je trouvais triste que la plupart autour de moi avait choisi de vivre ainsi. Tous semblaient avoir déduit qu’après tout, si l’on n’était pas comme les autres, et bien, on ne pouvait pas être « correct ».
Le pire, c’était lorsque j’entendais des gens juger les autres de façon négative car je réalisais que ces gens, finalement, se jugeaient eux-mêmes. Il m’était évident que l’autre personne était tout simplement un miroir et dans ce miroir, nous voyions en même temps tous nos défauts, et toutes nos qualités. J’étais triste lorsque quelqu’un choisissait de ne pas voir la beauté de son propre reflet.
J’ai décidé d’être courageuse et de m’exprimer lorsque j’avais des pensées ou des sentiments qui pouvaient sembler bizarres ou différents. Naturellement, on me regardait d’un air curieux si je disais que nos pensées étaient puissantes. On me croyait superstitieuse si j’expliquais que les mots et la façon dont nous les exprimions pouvaient avoir des conséquences importantes. Ensuite, c’était vraiment trop pour quiconque si j’expliquais qu’il y avait bien d’autres aspects autour de nous que nous ne pouvions pas voir ou ressentir dans cette troisième dimension dans laquelle nous vivions. Hélas, je gardais pour moi les histoires à propos d’êtres divins qui m’étaient apparus dans ma chambre à coucher.
Ma perception de la réalité se transformait davantage. Même si je me sentais ridiculisée, j’étais confiante que je ne perdais pas l’idée. J’explorais des techniques variées (yoga, tai-chi, qi-gong, reiki, etc.) afin de bien comprendre ce qu’il m’arrivait. Enfin, les visions, les enseignements que je recevais la nuit pendant mes rêves, et le développement de mes capacités d’auto-guérison me donnaient tous la confiance dont j’avais besoin pour continuer.
Dans cet éveil que vivaient mon âme et ma personne, j’ai dû retrouver un certain équilibre après m’être un peu isolée des foules. Je craignais que cet état profond dans lequel j’était submergée affecterait pour toujours ma capacité de communiquer de façon « normale ».
J’ai dû passer plusieurs épreuves avant de retrouver cet équilibre, et, un jour, après une transformation magnifique à plusieurs niveaux, tout a changé. J’avais changé de fréquence. Un certain enthousiasme s’établissait en moi. Je pouvais partager dans le monde « ordinaire », car je percevais les aspects extraordinaires des gens, même si elles choisissaient de ne pas les exprimer. J’étais maintenant capable d’apprécier leurs multiples dimensions, même si elles choisissaient de n’en démontrer qu’une. J’ai développé une grande compassion envers ceux autour de moi. En vérité, c’est qu’en devenant capable d’aimer et d’apprécier tous les aspects de moi-même (de l’ordinaire à l’extraordinaire), j’appréciais ce reflet dans chaque individu que je rencontrais.
En sachant du fond de mon coeur que nous sommes tous « UN », j’accepte, avec grande compassion, tous les êtres – et tout ce qui existe.
Aujourd’hui, notre attention est fixée de plus en plus sur l’état de notre planète, les guerres continuelles et l’environnement qui se détériore. Se pourrait-il que nous serions prêts à vivre un changement de fréquence global?
Est-ce maintenant le temps de nous syntoniser au canal qui transmet la paix, l’équilibre et l’harmonie au lieu de celui qui diffuse la guère, l’agitation et la tragédie?
Un grand nombre d’entre nous nous appelons des « travailleurs de lumière ». Avec l’aide de plusieurs sources divines, tels les anges, les maîtres ascensionnés, même des êtres qui viennent de systèmes solaires éloignés, nous développons des capacités d’habiter et de rayonner notre propre lumière divine. Ces sources de support sont importantes afin que nous puissions élever nos fréquences et, en ce faisant, élever les fréquences autour de la Terre.
J’explique ce changement de fréquence en me référant à un ordinateur qui reçoit une mise-à-jour (« upgrade ») pour permettre un fonctionnement plus efficace. Des versions améliorées sont installées, et les défauts et virus réparés/éliminés.
Changer nos fréquences voudrait dire que nous pourrions laisser tomber les anciens programmes qui nous ont jusqu’à maintenant limités (ces programmes qui furent pendant des générations les sources de nos malaises).
Nous sommes, toute l’humanité, une grande famille qui vit dans la même maison – notre mère Terre. Qu’est-ce qui arriverait si chaque individu de cette grande union devenait conscient de cette réalité? Est-ce que nous pourrions agir envers l’autre comme si c’était notre sœur, ou notre frère?
Je risque d’être jugée idéaliste, ou même irréaliste, en m’exprimant ainsi, mais je crois qu’un peu de positif ne peut faire mal à personne. Cela pourrait même servir d’inspiration pour au moins viser à créer un monde dans lequel nous pourrions vivre consciemment, dans les fréquences de l’amour inconditionnel.